tu es à peine partie et déjà

.

.

.

I must say

you…

.

comment le dire parce que les mots sont petits

faibles

minables

.

comment le dire fuck…

m’écorcher la peau pour que tu y entres

me couler dans le béton pour que tu restes en moi

.

ou encore

.

l’océan dans ma poitrine. pas le feu, non, le feu ça meurt, le feu ça fait mal.

. ["l'océan mer"]

dis, c’est ce matin que je t’ai rencontrée ?

chaque marée t’apporte à moi. nouvelle. ça ne meurt pas. ça ne meurt pas. l’océan s’étend. tu renais chaque matin, va savoir pourquoi. un lien avec la lune, le ciel, la gravité dans les doigts ou la pluie qui fait des torrents quelque part.

.

moi je ne l’ai jamais vécu avant. même si tu ne me crois pas. mais je peux le crier quelque part dans un grand stationnement vide. il y a bien quelqu’un [un itinérant, un perdu, un touriste même] qui passera par là et qui entendra et qui sourira en me traitant de fou. parce que c’est ce que je suis, tu vois. pas malade. juste fou.

.

.

.

et je donnerais tout pour le rester.

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